Programme 2013

 SAMEDI 23 NOVEMBRE






14h00 Nawyr Haoussi Jones, LE TOIT DU MONDE 40 min  video - 2013   
Le Toit du Monde est un essai filmique de fiction en deux volets relatant la vie de la jeunesse marseillaise. Le film traite du quotidien de jeunes marseillais issus du centre ville en abordant des thèmes tels que la recherche de soi, la quête identitaire, l’avenir, l’emploi, les rêves et aspirations de chacun, les rapports avec la drogue, l’homosexualité, l’amitié, l’amour… Le but est de montrer un autre visage de la jeunesse marseillaise ainsi que l’aspect cosmopolite de la ville, riche en mélange culturel.
 
 

15H30         Anne-Marie Lallement, UN VOYAGE SUR LA TERRE 73min - video - 2013
Bien des années après les violences algériennes des années 90, Anne-Marie Lallement veut avoir des nouvelles d’un journaliste qu’elle a connu 20 ans auparavant à Alger. Afin de rejoindre un ami qui pourrait avoir de ses nouvelles, elle quitte Paris pour Marseille. Plusieurs rencontres, marquées par le souvenir des luttes, vont alors la guider jusqu’en Andalousie. 



17h30          Antonella Porcelluzzi, LA TEMPÊTE  7min - video -

textes : A.P. + extraits de W. Shakespeare "La Tempête", Acte 2
son: 5 Hz theta binaural
warning: CONTIENE UN ATTO PSICOMAGICO
Ancona-Marseille 2013 

(work in progress)



18h00           Anne Foti, A LA MER, 17', vidéo, 2013  

Elle envoie des cartes postales, des faire-part de deuil, des messages rivières. L'image est blanche, ouverte. Elle, de dos toujours, le nez dans le pli de l'horizon,
deux pages bleues face à face, illisibles. Sans voix, sous l'aplat, bleu à jamais. Le paysage est sans réponse. Enveloppement de l'eau, quelques brasses, puis l’arrêt. Fluide, agitée dans une présence sans repos. Bras et jambes suspendus au vide horizontal, c’est un silence sans réconciliation possible avec l’histoire. Ça remue et toujours échappe et ne cesse de revenir. C'est toujours en train d'arriver et rien ne se passe. Il y a seulement la présence continue du souffle, de son souffle, qu’elle veut pourtant retenir, pour entendre le cœur arrêté de l’enfant, pour retenir.



19h00             Maxence Rifflet et Antoine Yoseph, VIDER, TRIER, TASSER

Work in progress
Depuis deux ans, nous filmons le travail d'un centre de tri de déchets en Corrèze. Depuis deux ans, nous filmons les mêmes gestes, en nous demandant, avec ceux que nous filmons, comment les filmer. Des images, des sons et une voix tentent de décrire cette activité autant que le processus de fabrication du film, les décentrages du regard. La projection rassemblera quelques études filmiques de ce travail en cours, dont l'aspect fragmentaire est une hypothèse pour la forme finale.
 



REPAS COLLECTIF



20h30            l'association CINEPAGE propose dans le cadre de Regards Croisés sur le cinéma Européen : 
Susana de Sousa Dias, 48, 1h33, video, 2009  
48, c’est le nombre d’années qu’a duré la dictature de Salazar au Portugal. Pour évoquer cette période (1926-1974) la réalisatrice a choisi de recueillir les paroles des opposants au régime, incarcérés et torturés dans les prisons par la PIDE, la police politique. Tous les souvenirs sont diffusés en voix off, tandis que se détachent sur le noir de l’écran (comme une mémoire déchirée) les photographies anthropométriques de la police. Ce que nous disent ces hommes et ces femmes, c’est ce que leur image tait. Les visages, le plus souvent figés et inexpressifs, ne retrouvent un semblant de vie qu’à travers l’évocation, les mots qui témoignent des peurs, des humiliations, des tortures, des années de prison. Entre les visages et les paroles se dessine la trace de l’horreur vécue. Parfois le manque de photos (fichiers perdus, détruits) laisse la place au plan nocturne d’un arbre ou d’une clôture, signe que le bourreau a définitivement anéanti sa victime.


DIMANCHE 24 NOVEMBRE

 

 

14h00        Frédérique Lagny, A QUI APPARTIENNENT LES PIGEONS ? 39min -vidéo -2012 
Troisième volet d’une série d’essais réalisés au Burkina Faso, dont les deux
principaux sont des installations, l’une photographique (Yours Truly - 2007),
l’autre vidéo (Vanishing point - 2009),  À qui appartiennent les pigeons ? est le
premier film de cette aventure.   
Il nous confronte au portrait croisé de deux personnages, un conteur et un dormeur,
l'homme de la parole et celui du silence, à leurs gestes et à leurs paroles, et
d’abord simplement à leur existence, à leur présence. Il est question de l'Afrique,
de la folie et de l'Histoire au travers de la réalité singulière de deux personnes,
tout à fait réelles, considérées en tant que telles et pour ce qu’elles sont, mais
filmées comme des performers, c’est à dire comme des artistes qui font œuvre par ce
qu’ils font, par la situation qu’ils créent, par leurs actions ou leurs paroles.

Qu'est-ce qui se met en scène et qu'est-ce qui se dit de la perte et de l'échec dans
ce parallèle ? C'est d'une certaine façon la question flagrante que le film présente
comme le cœur de sa construction, l'agent de l'équilibre qu'il établit entre deux
figures et deux rythmes, entre la fébrilité de l'un et l'inertie de l'autre. Ce
qu'on ne peut pas s'empêcher d'associer à deux figures de l'Afrique et de l'Histoire
coloniale, deux formes de l'impossibilité d'être entièrement soi, mais aussi deux
façons d'être recouvert et nié par l'image qu'on projette sur vous. A ce moment là
certainement, À qui appartiennent les pigeons ? ne parle plus de l'Afrique, mais
bien davantage de l'Europe et de l'Occident.



15h30     Caroline Beuret et Lo Thivolle, HOTEL DES DEUX MONDES,  
                  20 min- super 8/diff video- 2013
Gênes-Marseille-Alger / work in progress
Textes journalistiques sur la mort de Carlo Giuliani et extraits de «Outside», de Marguerite Duras. Une chambre d’hôtel, des voix qui se croisent, chemins de fer, routes, rues, un avion qui passe dans le ciel. Une voix qui chante, accents italiens, la place Carlo Giuliani, rebaptisée. Un mouvement qu’on entend, un corps qui dort, une place d’où naît l’histoire des ‘fleurs de l’Algérien’, d’un côté et de l’autre de cette chambre d’hôtel. 



17h         Seb Coupy, LUX, 50min, video

Au Burkina-Faso, l’électricité du réseau, par métonymie, c’est la «lumière», mais dans 70% des villages c’est, au mieux, l’électricité avec de l’essence et un groupe électrogène, qui fait fonctionner les appareils domestiques. Appartenir au réseau semble donc un luxe.




18h  Peter Goedel, LA PLAGE LUMINEUSE DES BORDS DE LA SAALE, 
                                   UNE MAISON DE LA CULTURE RACONTE, 95 min 

en partenariat avec le Goethe Institut 

Ce film raconte la destruction par la réunification allemande, d'un lieu culturel située au coeur du complexe chimico-industriel de la Buna, qui sut accueillir des décennies durant les plus grands artistes d'Allemagne de l'Est et susciter de nombreuses vocations au sein de la population ouvrière, à la fois spectatrice et actrice du projet. Un film sur la place de la culture dans la société est-allemande, avec des archives rares et de nombreux témoignages.




REPAS COLLECTIF



21h             Eric Pellet, YOUR LIGHT IN MY HANDS vidéo, 3h00, 2013
 
(...)l'on sent cependant que toute la vie jaillit de son être et pénètre dans la
matrice envahissante immémoriale aveugle et réceptive, le chaud fluide et aveugle
fondement — tombe-matrice ou matrice-tombe, cela revient au même.
 
























LUNDI 25 NOVEMBRE

 


14h00            Aurélia Barbet, EPOPEE, 60min – video 2013 

Le long du port autonome, au milieu des grues et des immeubles qui poussent, des récits et des chansons d’habitants mis en musique et en image par Aurélia Barbet et Pierre Azaïs. Sorte d’épopée polyphonique de ces quartiers d’arrière-port qui renoue à sa manière avec la tradition orale.




15h45    Anne Alix, OMEGAVILLE, 71min – video - 2013 

 Dans des cités des quartiers Nord, Anne Alix construit peu à peu ses complicités avec les habitants, oscille entre réel, poésie et philosophie, et filme Omégaville, Ville-monde, ville oubliée ? ville du futur ?




17h00      Claude Hirsch, A L'OS, LE SCULPTEUR, L'ETRE ET LE NEANT  26 min, 2009

Comment vivre connaissant la finitude de notre vie ? Le travail du sculpteur Marc Petit,
mis en résonance avec des extraits du mythe de Sisyphe d'Albert Camus, nous aide à chercher en nous la réponse...




18h00     Ian Menoyot, BRUOCSELLA 45 min – num - 2013 

Une jeune femme marche dans Bruxelles à la recherche d’un appartement, d’un emploi, d’une situation comme on dit. Jeanne connaît bien la ville. Elles ont en commun une sorte de beauté timide, terne et contrariée ; gracieuses malgré elles. Au fil des rues, les façades se cachent derrière la pluie et derrière les fenêtres se cachent des histoires anciennes, qui ne veulent plus de Jeanne. Seule dans l’agitation urbaine humide et persistante, elle tente de retrouver le Nord.





19h30       CINE-CONCERT de Zineddine Messaoud, violoniste arabo-andalou
                 sur un film de Francesca Cogni, SUI BORDI 

Une séance proposée par l'AJJOD (Association Jeunes Joliette Demain)
Un voyage périlleux en mer vers l'Europe Forteresse qui dévoile la rigidité et l'absurdité des lois. Un film en super 8, vidéo et animation qui raconte une nouvelle fois les mouvements migratoires en Méditerranée en tentant de rendre honneur aux hommes et aux histoires qui les peuplent.
 



21h     Damien Cabanes, LES TRENTE ANS DU FRAC     20min, vidéo, 2013
Film tourné en octobre dernier à Saint-Louis en Alsace. Avec une caméra en main, l’ennui peut -être inversé à condition d avoir un regard un peu ironique sur les choses.





22h     Thomas Coudert    LE VALLON  10mn, vidéo, 2011
Un corps traîné derrière un véhicule. Des acteurs d’un étrange rituel, protagonistes d’une chasse dont on ne sait si elle relève de la fiction : prédation, jeu initiatique ou trace d’une performance.





22h30          Ananda Henry-Biabaud & Myriam Bou-Saha
 DE QUE VUELAN, VUELAN  
52min, vidéo, 2013Dans le décor modeste d’une favela de Caracas, La Negra Rosa, Flor et Alzubey partent à la recherche du meilleur sorcier de la ville. De consultations en consultations, dans la fumées des cigares et au son des incantations, les sorciers entrent tour à tour en transe pour communiquer avec les esprits.
Parviendront-ils à dire si la Negra Rosa est responsable de la mort de son fils et aideront-ils Flor à se libérer de l’esprit qui la possède ? Entre scepticisme et confidences à coeur ouvert, se dessine alors l’histoire touchante d’une amitié et d’un combat contre la solitude et la culpabilité.



 



MARDI 26 NOVEMBRE




11h00           Numéro zéros, 1+1=3  60min, video, 2013 

 Un îlot de fabrique cinématographique à la Boutique Solidarité de
Marseille / Du cinéma, de la vie, des visions, une maison habitée 
par des sons et des images naissants de quelques moments présents, 
et des ellipses.
/ Il y a un carnet de bord *sur cette
adresse*<http://numer0zer0.wordpress.com>,
où des jets de mails se répercutent pour s'habiter d'un songe 
commun. Transmissible. Quelquefois même rêver des autres pour 
prolonger le film. On vous racontera, peut-être. Des films on en a
vu ensemble dans le noir, et on a fumé des clopes et du café sous 
ce soleil. On pouvait pas éviter marseille et elle est venue par 
derrière, par un bar, un comptoir de déboires et de frottements, 
de glissements.

 Nous accompagnons un groupe de jeunes de dix sept à trente ans dans une
résidence de réalisation cinématographiques a Jerada au Maroc Oriental.
 Cela fait plus de vingt ans, bien avant que la mine de charbon ai commencé
son plan de  fermeture, qu’un petit ciné club de ce genre n'avait pas
repris du service. Depuis la démolition de la salle de cinéma où fut
édifiée une mosquée à la place.

Nous avons pris le clefs de la maison des mineurs, et l'avons transformée en bloc opératoire.
Films sans paroles, c'est ce que nous leurs avons proposés, pour que la  langue ne soit pas qu'un obstacle. 
Les montages se discutaient au moment même des séances de tournages.





REPAS COLLECTIF



14h00                 REFLET, 15 min, 2013
Film collectif accompagné par Sarah Ouazzani à l'hopital de jour Henri Colomb.
De et avec Caroline Marano, Barka M'Kadmi, Ramon Roig, Jean-Marie Raynaud, Joëlle Liardet, Nadine Chevalier, Jo Ambrosio.
Marcher. Courir dans le temps. Courir dans le vent. PArcourir de ville en ville.
Des corps en présence dans l'espace.
Des corps en présence dans le temps.
Un conte contemporain.




15h00           DANS LE MONDE D'UN CHAT, IL N'Y A PAS DE LIGNE DROITE,
                          25min – film super 8 – 2013. 
Film issu de l’atelier Super 8   mené avec L’Abominable et les stagiaires maçons du chantier école de la rue de l’Abreuvoir (La Courneuve)Ce qui s’est imposé à ce film, et apparaît par petits fragments, c’est d’abord un quartier, à La Courneuve : entre L’Abominable (l’école Joliot-Curie), le chantier école (rue de l’Abreuvoir) et les locaux de l’Apij (cité des cosmonautes à Saint-Denis), reliés les uns aux autres par le carrefour des Six routes et les 4000, de part et d’autre de la voie du tramway. Comment ce quartier est-il habité, vécu, parlé par les apprentis maçons cinéastes ? Comment s’en saisir dans le temps bref d’une bobine de super 8 ? Sans mettre de côté, dans le même temps, ce qui était à l’œuvre sur le chantier de la rue de l’Abreuvoir, au cœur des anciennes zones maraîchères de la ville :des gestes avec de s outils, sur un lieu de travail traversé de contraintes, de souvenirs, de relations, d’histoires et de rencontres. Le chantier école privilégiait des techniques et des matériaux traditionnels de maçonnerie – la brique traditionnelle, le chanvre, la chaux, etc. Alors, depuis le Labo, il s’agissait également de partager une pratique, avec ses temporalités propres, celle du film argentique et du super 8 en particulier. S’emparer de la caméra, la mise au point, la petite aiguille et les chiffres dans le viseur… rien de très évident. Ou encore : le temps qu’il faut avant de voir ce qu’on a filmé (développer la pellicule). Poser la possibilité d’une écriture avec cet outil, sans sujet ni thème de départ, en les confiant le temps d’un week-end ou même de quelques heures, avant, pendant ou après le chantier, en notre présence ou non, selon les opportunités, ce fut le point de départ.


16h30          Film collectif, DE NOS PROPRES MAINS  30 min – num -2013
Film présenté par Olivier Derousseau.


«…Faut-il prendre les gens pour des cons à ce point d’aller imaginer pour eux ce qu’ils doivent voir, ou pire, de leur dire ? Je dis que le dire est pire, car les images même maltraitées, enfilées dans un certain sens préconisé, persistent à laisser voir autre chose que ce que prétend montrer ou démontrer le bateleur. »
Fernand Deligny 
De nos propres mains a été fabriqué au printemps 2013, en compagnie de Patients & de Soignants au Centre Hospitalier François Tosquelles à Saint-Alban sur Limagnole en Lozère. Pendant deux semaines. Le premier acte que nous avons voulu posé fut de sortir de l'hôpital ; avec deux caméras, un trépied et une machine à enregistrer des sons et des paroles. N'étant pas du coin, il aura fallu s'adresser aux présents afin d'envisager des lieux où filmer. Ces sorties quotidiennes nous ont permis d'établir une géographie entre l’hôpital et une cascade plus loin, la chapelle de l'hôpital et l'église de St. Alban, des visions arides de paysages familiers et l'intérieur d’une bibliothèque à présent fermée où patients et impatients se sentaient comme chez eux parmi des documents d'importance, le cimetière et cette serre incroyable où les gestes lents du travail et la maladie semblent aimablement se conjuguer ; et puis la visite d’un pavillon pour enfants à présent vide mais chargé de matériels et de signes. Nous avons apprécié cette cantine où se côtoient patients, ouvriers, psychiatres, infirmiers, personnel administratif, à égalité devant la tambouille industrielle et le café du matin aussi au "Bistrot des pèlerins". Beaucoup de plans fabriqués entre pierres et oiseaux, chevaux et chansons sont, nous l'espérons, délivrés dans ce film qui est d'abord la trace d'un exercice fabriqué en commun.



18h00          Pascale Nandillon, Fred Tétart et Yoana Urruzola    LA TOUR  
1h30 env. - vidéo/16>vidéo - 2013

La Tour est un film qui résulte de 2 ans d’ateliers menés dans une tour HLM du quartier des Sablons, 
à la périphérie de la ville du Mans. Pendant cette période, avec un groupe qui s’est formé à mesure 
que le temps avançait, nous nous sommes réunis dans un des appartements de la tour.
 Dans l’appartement, nous avons habité, mangé, discuté, regardé des films, lu des
textes, posé des questions, rêvé des possibles. Nous y avons travaillé, filmé des
images et enregistré des sons. Autour de nous des travaux de réaménagement
vidaient les appartements voisins. 
C’est à l’intérieur de ce lieu – avec ce qui s’y passait et ce qui nous y
parvenait, et à partir de ce que nous y avons fabriqué de récits et de projections
les uns et les autres – que nous voulions faire un film.
 Celui-ci est comme une suite de tableaux ou de moments qui traversent le corps de
La Tour, il se compose de 7 épisodes. Il rend compte tant de l’expérience vécue
que de sa mise en perspective à travers une et plusieurs fictions.
   
 Ce film est un projet de Pascale Nandillon, Frédéric Tétart et Yoana Urruzola
initié dans le cadre d’une résidence l’atelier hors champ à L’espal-théâtre et
réalisé en étroite collaboration et amitié avec Pierrette Adraste, Anthony,
Ashley, Elie Baissat,  Richard Bayle, Benji,  Stefano Canapa, Ornella Desousa,
Danièle Desvilles, Dominique, Gislaine Esnard, Hélène, Jean-Benoît l’Héritier,
Guillaume Hogu, Jade, Jessica, Frédérique Jouglet-Marcus, Matteo, Marie, Léa, 
Medhi Léger, Lolita,  Colette Mason,       Cathy Lecourt,  Jean-Robert Panguere,
Sophie Pernette,  Danièle Robelin, Soni, Nicolas Thevenot et Pascal Toutain.
  
lien :  http://www.la-tour.net



REPAS COLLECTIF

21h00          LES FILMS SURPRISES de Maurice - 16mm et 35mm


23h00    LES DIAMANTS DE LA NUIT
              Marc Scialom nous propose un film de JAN NEMEC
        






MERCREDI 27 NOVEMBRE

 


10h30  
 L'Atelier 
Cinématographique 
Film flamme à  La Ciotat

 



Chaque jour, dans le grand ordinaire et le grand universel de la création, sont apparues des formes que nous ne pouvions même imaginer. Pendant deux ans, la cité est devenue notre atelier. Aujourd'hui le temps est venu de montrer nos travaux. En cinéma, c'est le choix de la fiction ou du poème qui s’est imposé et nous a permis de rencontrer ses habitants sur une terre commune : celle de la création, de nos infinies folies douces…




liens :

http://editionscommune.over-blog.com/article-prolonge-d-un-rien-journal-de-bord-d-un-quartier-creatif-de-marseille-provence-2013-121120945.html
















 








Martine Derain et Jean François Neplaz,  
DE LOIN EN LOIN
35 min  super 16>HD
 Le film est une fable, écrite par Martine Derain depuis la cité. Au fil et autour de sa narration, d’autres histoires s’entrecroisent : récits des habitants ou interventions des artistes qu’elle a invité à l’Abeille pendant la durée de ce Quartier créatif de Marseille-Provence 2013 dont elle est directrice artistique. Les fils tressés de toutes ces histoires, « âme et trame », créent un dessin aux motifs habités : un temps et un espace communs, une « communauté sensible ».








Aaron Nikolaus Sievers
TATLIN   
9min super 16>HD

 Le Monument à la IIIe Internationale conçu par Vladimir Tatlin n'a jamais été réalisé. Cette
architecture devait être à la fois une tour, exhibant ses éléments constructifs et une double spirale
exprimant le mouvement dialectique de la pensée. Dans la cité de l'Abeille, Livario, un ancien
ouvrier du chantier naval, veut un monument pour offrir un point de vue qui dépasse les toits de la
cité… Tatline, de la confrérie des attrapeurs de soleil, écrivait Chlebnikov…






Raphaëlle Paupert-Borne, L'ABEILLE DE DEMETER  
60min super 16>HD
Parce qu'elle est inconsolable, Déméter erre à la recherche de sa fille Perséphone.
Éternellement les dieux olympiens festoient et se baignent, Perséphone ne cesse d'être enlevée et
les jeunes filles s'enfuient.
Zeus construit les correspondances du temps. A chaque carrefour, des directions se dessinent,
des humains se rencontrent, une pensée erratique se construit pour une consolation.








REPAS COLLECTIF



Sara Millot, IMAGO MUNDI

26 min super 16>HD

L'image du monde, c'est ainsi que s'intitule un manuscrit écrit au début du XVe siècle. Un traité où se mêlent des textes théologiques et antiques, des poèmes et récits d'Orient et des cartographies imaginaires de notre galaxie. Une cosmogonie singulière qui n'est en rien étrangère à la manière dont ce film se pense et se fabrique aujourd'hui. Nous sommes au XXIe siècle, dans une cité populaire de la Ciotat, à l'ombre des barres
d'immeubles, sur une esplanade battue par les vents. Ici se croisent des visages, des gestes, des paroles. Ici se dansent des histoires singulières. Ici résonne aussi la poésie. 





Jean François Neplaz, Si ELLE TOMBER  
36 min super 16>HD


Nous dansons parmi les ruines en métamorphose et des mémoires magnétiques, spectrales.
Les reliefs de l'industrie lourde (du Chantier Naval de la Ciotat -– CNC) suintent des murs de
briques en pixels éphémères. Des voix, lointaines et déchirées d'ouvriers devenus occupants
désoeuvrés, corps libres à penser, s'abandonnent au regard.
« Si elle tomber, dit-elle, ce n'est pas une faute... »

« Si elle tomber... » est extrait d'une part des archives (vidéo) d'ouvriers « occupant » le Chantier
Naval de La Ciotat un 24 décembre 1991 pour lutter contre la fermeture et d'autre part d'images (et
sons) de la compagnie de danse contemporaine Ex Nihilo, répétant une création dans la Cité de
l'Abeille (cité ouvrière appartenant aux chantiers) puis dansant sur le site même de l'ancien
chantier...
Là des spectateurs. 





Stéphane Manzone, LA GUERRE QUI VIENT 
30 min super 16>HD

 Dans un futur proche, en France, une guerre civile éclate. Chroniques pirates, radiophoniques, de
ce conflit chaotique où les hommes sont moins bien traités que les bêtes.










Yann Vu, TREMBLEMENT 
20min super 16>HD
Tremblement c'